

Obligatoire pour tous les artisans du bâtiment
RC Décennale Professions intellectuellesArchitectes, bureaux d'études (BET), maîtres d'œuvre, économistes
Dommages-OuvrageSouscrite par le maître d'ouvrage avant chantier
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Deux maçons installés dans la même ville, avec un chiffre d'affaires comparable, peuvent payer du simple au double. L'écart n'a rien d'arbitraire : il se lit dans trois variables que chaque compagnie pondère à sa manière.
C'est le premier facteur. Une entreprise qui déclare la maçonnerie seule ne se tarife pas comme celle qui ajoute l'étanchéité ou la charpente. Chaque activité porte sa propre sinistralité statistique.
D'où une tentation qu'il faut écarter : sous-déclarer pour payer moins. Une activité exercée mais absente du contrat n'est pas couverte, et le découvrir au moment du sinistre coûte infiniment plus cher que la prime économisée.
Une entreprise en création paie plus qu'une entreprise établie depuis dix ans sans sinistre. C'est mécanique : l'assureur n'a aucun historique sur lequel s'appuyer.
À l'inverse, un sinistre au dossier pèse plusieurs années. Certaines compagnies majorent, d'autres refusent : c'est précisément là que la mise en concurrence prend tout son sens.
La prime se calcule en pourcentage du chiffre d'affaires déclaré. Ce pourcentage n'est pas linéaire : il se dégrade souvent à mesure que le volume augmente.
Une déclaration figée pendant trois exercices finit toujours par se régulariser, avec un rattrapage à la clé. Mieux vaut ajuster chaque année.
Le prix d'une décennale n'est pas un tarif public : c'est le résultat d'une évaluation propre à chaque compagnie, sur votre profil précis. D'où l'intérêt de faire jouer la concurrence plutôt que d'accepter la première proposition.