Se réassurer après une résiliation de décennale

Guide pratique

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August 15, 2026

Signature d'un contrat au stylo sur un bureau

Recevoir une lettre de résiliation de son assureur décennale place une entreprise du bâtiment dans une situation difficile : sans attestation, plus de chantier. Et la recherche d'un nouveau contrat se heurte souvent à des refus en chaîne.

La situation n'est pas sans issue, mais elle demande une méthode différente d'une souscription ordinaire.

Toutes les résiliations ne se valent pas

Le premier réflexe est d'identifier le motif exact, car il détermine tout le reste.

La résiliation pour non-paiement

C'est la plus fréquente et, paradoxalement, la moins pénalisante sur le fond. Elle traduit une difficulté de trésorerie, pas un problème technique. Un dossier expliqué, avec des impayés régularisés, se replace.

La résiliation pour sinistralité

Plus lourde. L'assureur a constaté une fréquence ou un coût de sinistres jugé anormal. Le nouveau souscripteur voudra comprendre ce qui s'est passé, et surtout ce qui a changé depuis.

La résiliation pour fausse déclaration

La plus délicate. Activités non déclarées, chiffre d'affaires minoré, antécédents dissimulés. Elle ferme beaucoup de portes, mais un dossier repris de manière transparente reste examinable.

Ce que le nouvel assureur va demander

  • Le relevé d'information de votre précédent assureur, avec l'historique des sinistres sur cinq ans.
  • La lettre de résiliation et son motif exact.
  • Le détail des sinistres : nature du désordre, montant, circonstances, suites données.
  • Ce qui a changé depuis : formation suivie, technique abandonnée, sous-traitance mieux encadrée, activité recentrée.

L'erreur qui aggrave tout

Ne pas déclarer la résiliation en espérant qu'elle passe inaperçue. Elle finit toujours par apparaître, et la conséquence est bien plus grave que le refus initial : une fausse déclaration intentionnelle peut entraîner la nullité du contrat.

Concrètement, cela signifie une couverture réputée n'avoir jamais existé, y compris pour les chantiers déjà réalisés. C'est le scénario le plus coûteux qui existe pour une entreprise du bâtiment.

Trois choses à faire immédiatement

Ne laissez pas de trou de garantie

Chaque jour sans assurance est un jour où vous ne pouvez pas ouvrir de chantier. Et une période non couverte reste une zone de risque définitive pour les travaux qui y auraient été réalisés.

Réunissez votre dossier avant de démarcher

Un dossier complet présenté d'emblée vaut mieux que dix demandes incomplètes. Chaque refus enregistré complique le suivant.

Ne multipliez pas les demandes directes

Solliciter dix compagnies en direct produit dix refus. Un courtier identifie en amont celles dont la politique de souscription accepte les profils résiliés, et ne présente le dossier qu'à celles-là.

Et le Bureau central de tarification

Si vous essuyez des refus successifs alors que l'assurance est obligatoire pour votre activité, le Bureau central de tarification peut être saisi. Il fixe alors la prime à laquelle une compagnie désignée devra vous couvrir.

C'est un recours réel, mais un dernier recours : la procédure prend du temps et le tarif obtenu est rarement avantageux. Mieux vaut d'abord épuiser les solutions de marché.

Faites examiner votre dossier

Décrivez votre situation sans la minimiser : motif de résiliation, sinistres, ce que vous avez changé depuis. C'est sur cette base que nous identifions les compagnies susceptibles d'accepter, et un interlocuteur unique vous rappelle sous 24 heures ouvrées.

Quatre façons de nous joindre

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